Avril 2025 UN PERIPLE DANS LES BALKANS DE L'EST
Après un long voyage en voiture de Pontivv à Budapest (2 jours), nous partons le lendemain matin en direction de Baja. Je dis "on" parce qu'on va voyager en duo et, cette fois, avec deux vélos à assistance électrique, chacun avec deux batteries.
Pour une entrée en matière, on va faire fort : 170 km, plus ou moins le long du Danube et la vingt derniers kilomètres sur l'Eurovélo6...où j'ai déjà roulé en 2012. Notre virée va nous faire passer par la Serbie, via Belgrade et Nis, puis par la Bulgarie, via Sofia et Ruse où nous traverserons le Danube pour rejoindre Bucarest. nous traverserons la plaine roumaine (Alexandria, Craiova, Dobreta-Turnu-Severin et, très partiellement, les Portes de Fer), puis nous remonterons vers Timisoara, via Caransebes, avec un retour à Bucarest. 18 jours à pédaler.
Nous avons retrouvé la Serbie, toujours aussi rude pour des cyclistes : une première nuit dans une auberge "rustique", puis à Belgrade dont on cherche encore le centre-ville, un immense embouteillage le matin pour en sortir : même le pompiste en plein centre était incapable de nous donner la direction de Smederevo. La route vers cette ville est sale. J'ai revu le motel où je m'étais fait jeter dehors par le tenancier pour un motif que je n'ai jamais su : il est maintenant fermé et envahi par les mauvaises herbes. Puis, à mi-route de Nis, un drôle d'hôtel, très grand et où il n'y a personne mais une obsession sur la sécurité. On ne s'arrêtera pas à Nis, mais à Pirot où Michelin exploite une filiale au nom de Tiger dont les salaires remonte nettement le niveau de vie local
Après la frontière, nous roulons sur une 4 voies toute neuve, suivie par une autoroute (!!!oui, oui) jusque Sofia où je réalise mon premier objet de ce voyage : revisiter la cathédrale Alexandre Nevski. En effet, je l'avais déjà vue il a de nombreuses années (1980 ?), quand le pays était encore sous le joug soviétique. Le lendemain, vu l'état de la route qu'on empruntait à un moment, après un bref regard sans paroles, nous avons pris une bretelle d'autoroute et roulé sous une pluie intense pendant de nombreux kilomètres...nous avons été rattrapés par la police juste au moment où nous avions décidé de sortir de l'autoroute : grondés comme des enfants pris la main dans le pot de confiture ! La traversée du plateau central de la Bulgarie est, elle aussi, rude. C'est Dimanche de Pâques et le seul hôtel d'un gros bourg où on s'arrête est fermé, sans doute définitivement, et pas un seul restaurant ouvert. Sauvés par le gong, des passants nous trouvent une chambre à louer.
Ruse est une ville tranquille et le passage du Danube se fait par un pont précédé, de chaque bord, par deux immenses monuments, à la soviétique, impressionnants, faits de colonnes grecques "à la gloire des travailleurs" qui ont contribué à sa construction. A Bucarest, nous logeons dans un hôtel discret, très bien meublé à l'ancienne, au troisième étage dans une chambre immense avec trois lits, un salon/ bibliothèque et une ancienne cache, au cas où l'apparatchik aurait en quelques ennuis policiers. la ville est traversée de grandes avenues où les voitures roulent à grande vitesse. Je vais "voir" l'immense" Parlement construit sous Ceaucescu et le mot "immense"est relativement modéré pour le rendu réel : visite que j'avais aussi programmée avant mon départ. La route qui nous emmène vers Dobreta traverse une plaine avec des champs de céréales et de colza sans limites jusque l'horizon.
Dobreta finit le passage du Danube dans les "Portes de Fer", enclavée entre le massif de Carpates et celui des Balkans sur une distance de plus de cent kilomètres et est située en Roumanie; l'autre rive est en Serbie. C'est le dernier lieu que je souhaitais voir, en ayant déjà entendu parlé avant que je parte pour Jérusalem. Les cyclistes qui l'ont traversé, via l'eurovélo6, en "parlent" comme d'un passage mythique.
La route de petite montagne qui rejoint Timisoara est envahie par les camions et est restée à deux voies c'est dangereux. Là, entre autres, j'ai apprécié l'assistance électrique pour le passage d'une vallée à une autre. Mais, le fait de faire plus de 120 kilomètres par jour est aussi fatigant que rouler avec un vélo musculaire sur une distance de 80/0 kilomètres : ce n'est, bien sûr, que mon avis.
On retrouve la Hongrie et Budapest.
J'espère tirer de ce voyage un récit plus élaboré dans un futur livre (TRO5), mais j'ai encore besoin de matière et donc d'un nouveau voyage
J'ai oublié de préciser qu'Alain et moi totalisions alors 160 ans à nous deux et moi 76...