samedi 17 janvier 2026

 Avril 2025 UN PERIPLE DANS LES BALKANS DE L'EST

Après un long voyage en voiture de Pontivv à Budapest (2 jours), nous partons le lendemain matin en direction de Baja. Je dis "on" parce qu'on va voyager en duo et, cette fois, avec deux vélos à assistance électrique, chacun avec deux batteries.

Pour une entrée en matière, on va faire fort : 170 km, plus ou moins le long du Danube et la vingt derniers kilomètres sur l'Eurovélo6...où j'ai déjà roulé en 2012. Notre virée va nous faire passer par la Serbie, via Belgrade et Nis, puis par la Bulgarie, via Sofia et Ruse où nous traverserons le Danube pour rejoindre Bucarest. nous traverserons la plaine roumaine (Alexandria, Craiova, Dobreta-Turnu-Severin et, très partiellement, les Portes de Fer), puis nous remonterons vers Timisoara, via Caransebes, avec un retour à Bucarest. 18 jours à pédaler.

Nous avons retrouvé la Serbie, toujours aussi rude pour des cyclistes : une première nuit dans une auberge "rustique", puis à Belgrade dont on cherche encore le centre-ville, un immense embouteillage le matin pour en sortir : même le pompiste en plein centre était incapable de nous donner la direction de Smederevo. La route vers cette ville est sale. J'ai revu le motel où je m'étais fait jeter dehors par le tenancier pour un motif que je n'ai jamais su : il est maintenant fermé et envahi par les mauvaises herbes. Puis, à mi-route de Nis, un drôle d'hôtel, très grand et où il n'y a personne mais une obsession sur la sécurité. On ne s'arrêtera pas à Nis, mais à Pirot où Michelin exploite une filiale au nom de Tiger dont les salaires remonte nettement le niveau de vie local

Après la frontière, nous roulons sur une 4 voies toute neuve, suivie par une autoroute (!!!oui, oui) jusque Sofia où je réalise mon premier objet de ce voyage : revisiter la cathédrale Alexandre Nevski. En effet, je l'avais déjà vue il a de nombreuses années (1980 ?), quand le pays était encore sous le joug soviétique. Le lendemain, vu l'état de la route qu'on empruntait à un moment, après un bref regard sans paroles, nous avons pris une bretelle d'autoroute et roulé sous une pluie intense pendant de nombreux kilomètres...nous avons été rattrapés par la police juste au moment où nous avions décidé de sortir de l'autoroute : grondés comme des enfants pris la main dans le pot de confiture ! La traversée du plateau central de la Bulgarie est, elle aussi, rude. C'est Dimanche de Pâques et le seul hôtel d'un gros bourg où on s'arrête est fermé, sans doute définitivement, et pas un seul restaurant ouvert. Sauvés par le gong, des passants nous trouvent une chambre à louer.

Ruse est une ville tranquille et le passage du Danube se fait par un pont précédé, de chaque bord, par deux immenses monuments, à la soviétique, impressionnants, faits de colonnes grecques "à la gloire des travailleurs" qui ont contribué à sa construction. A Bucarest, nous logeons dans un hôtel discret, très bien meublé à l'ancienne, au troisième étage dans une chambre immense avec trois lits, un salon/ bibliothèque et une ancienne cache, au cas où l'apparatchik aurait en quelques ennuis policiers. la ville est traversée de grandes avenues où les voitures roulent à grande vitesse. Je vais "voir" l'immense" Parlement construit sous Ceaucescu et le mot "immense"est relativement modéré pour le rendu réel : visite que j'avais aussi programmée avant mon départ. La route qui nous emmène vers Dobreta traverse une plaine avec des champs de céréales et de colza sans limites jusque l'horizon.

Dobreta finit le passage du Danube dans les "Portes de Fer", enclavée entre le massif de Carpates et celui des Balkans sur une distance de plus de cent kilomètres et est située en Roumanie; l'autre rive est en Serbie. C'est le dernier lieu que je souhaitais voir, en ayant déjà entendu parlé avant que je parte pour Jérusalem. Les cyclistes qui l'ont traversé, via l'eurovélo6,  en "parlent" comme d'un passage mythique.

La route de petite montagne qui rejoint Timisoara est envahie par les camions et est restée à deux voies  c'est dangereux. Là, entre autres, j'ai apprécié l'assistance électrique pour le passage d'une vallée à une autre. Mais, le fait de faire plus de 120 kilomètres par jour est aussi fatigant que rouler avec un vélo musculaire sur une distance de 80/0 kilomètres : ce n'est, bien sûr, que mon avis.

On retrouve la Hongrie et Budapest.  

J'espère tirer de ce voyage un récit plus élaboré dans un futur livre (TRO5), mais j'ai encore besoin de matière et donc d'un nouveau voyage

J'ai oublié de préciser qu'Alain et moi totalisions alors 160 ans à nous deux et moi 76...


dimanche 8 septembre 2024



 Comme promis, mon dernier livre, "un périple en Ibérie" est maintenant paru  et disponible dans mon propre stock et sur le site "Jacques Flament Editions".

mon tel : 0777754530  (laisser un message en cas d'absence) ou loic.jubin@gmail.com

vendredi 9 août 2024

 Et maintenant TRO4 ou UN PERIPLE EN IBERIE , en trois épisodes, à trois moments et  avec trois vélos différents.

Premier épisode :Pour ceux qui ont déjà lu TRO2, ils retrouveront le premier épisode réalisé en 2017 raccourci à sa partie espagnole : un Nantes/Séville 2000km en solo , sous la canicule pour la partie française et un peu dans l'ennui à pédaler sur la N630 ou "ruta de la plata" qui longe l'autoroute pour la partie espagnole après Zamora; mais ce dernier était rompu par les belles ville qui la ponctuent, comme Salamanque, Caceres et Merida.

J'avais pris le bus un peu avant Séville et rejoint Essaouira par les mêmes moyens de transport, aperçu la porte du paradis, heureusement fermée, lors d'un accident de bus qui, lancé à plus de 100km/h après avoir traversé un terre-plein central et cassé un poteau électrique, a terminé sa course dans les champs...en restant sur ses quatre roues, sans prendre feu et sans électrifier ses passagers, moi y compris. mon vélo m'a été volé à Nantes à son retour par camion !

Deuxième épisode : Lisbonne/Alméria en 2023 en solo,1000km. La partie portugaise fut très agréable. Dans la plaine du Guadalquivir juste avant Jerez de la Frontera, une crevaison et une roue mal ajustée au niveau du dérailleur m'ont compliqué la vie par des craquements intempestifs, malgré une réparation chez un artisan. Pour couronner cet inconvénient, arrivé à Algéciras et voulant prendre un bus pour me rendre à Marbella, j'ai dû y renoncer car devant ensacher mon vélo. Dans ces conditions et anticipant une traversée d'un région appelée "deserto", j'ai décidé de m'arrêter à Alméria et de rentrer à la maison...me promettant à moi-même toutefois de boucler mon parcours un jour.

Troisième épisode : Alicante/Arradon, en Avril 2024, 2000 km, réalisé en solo dans sa totalité sans incident majeur, mais avec des péripéties invraisemblables et beaucoup de plaisir.

Voilà, j'ai mis tout cela dans un quatrième livre qui est maintenant imprimé et est en dépôt chez Jacques Flament Editions...mais Jacques, devenu entretemps un ami, vient de décéder le 5 Août dernier d'une longue maladie et je ne sais pas à ce jour quand je pourrai récupérer les exemplaires commandés; nous avions pourtant prévu d'écrire TRO5 à quatre mains en passant par Olympie...il a rejoint le paradis des poètes et je ne pourrai pas le remercier pour tout ce qu'il a fait pour moi, lui sans qui ces livres n'existeraient pas.

je ferai un petit message sur ce site pour avertir ceux qui souhaiteraient se le procurer.

dimanche 28 mai 2023

 TRO3 UN VOYAGE AU CENTRE DE L'EUROPE

 

Après TRO, mon premier livre racontant  un aller de Nantes à Jérusalem par le Danube/un retour d'Athènes par l'Albanie, le Monténégro, la Croatie, la Slovénie et L'Italie du Nord à vélo et en solo (300 pages, format 24x16), et après TRO2, mon second livre racontant, plusieurs voyages à vélo dont : un aller de Bretagne jusque Tallinn par la Pologne en duo, un retour de Stockholm par le Danemark en solo, un aller Séville en solo et un grand tour de Bretagne en solo (300 pages au format 20x13),...

voici TRO3 qui raconte :

un périple au centre de l'Europe, départ de Colmar par Régensburg, Prague, Olomuc, Cracovie, Budapest, le lac Balaton, Zagreb, Ljubljana, Innsbruck, le lac de Constance, Freiburg, et retour à Colmar, réalisé en duo en Mai/Juin 2022, préfacé par Alain Glon, mon compagnon de voyage, le tout illustré de ma main par cinquante aquarelles.(200 pages au format 20x13)

-    un florilège d'une trentaine d' instants d'émotion vécus au travers les 20000km précédents.

Ces trois livres ont été publiés aux Editions Jacques Flament, où vous pouvez les commander via internet. Mais vous pouvez aussi vous adresser à votre libraire préféré, ou à moi au 0777754530 ou loic.jubin@gmail.com




dimanche 8 janvier 2023

un tour, un périple enEurope Centrale du 21 Ma22 Mai/18 Juin 2022: Colmar, Regensburg Prague, Olomouc, Cracovie, Budapest, lac Balaton, Zagreb, Ljubljana, Innsbruck, lac de Constance, Freiburg, Colmarrg

 Après avoir été reporté pour cause Covid, on va enfin partir, Alain et moi, réaliser un autre rêve. J'avais imaginé de le réaliser seul plusieurs mois auparavant, attendant jour après jour, que les frontières s'ouvrent les unes après les autres; mais la Tchéquie restait fermée, la Hongrie également. La Pologne , l'Allemagne et l'Autriche s'ouvraient à nouveau aux touristes mais avec des conditions d'entrée contraignantes : seulement pour des voyages professionnels, pré-inscriptions, etc...j'avais même à un moment  inversé mon parcours pour passer par l'Autriche, la Croatie, Bratislava, la Pologne et l'Allemagne du Nord, mon vélo était prêt, je n'avais plus que le billet de train à acheter pour me rendre à Mulhouse ou Strasbourg. En effet, je ne voulais pas refaire le parcours "la Loire à vélo" et les canaux jusqu'au Rhin déjà effectué quelques années auparavant pour aller à Jérusalem.

Une dernière vérification avant de me lancer : je téléphone à l'auberge de jeunesse de Khel, utilisant fréquemment ce type de logement. mon interlocutrice très désolée m'annonce  qu'au mieux, les hôtels et auberges de jeunesse ne pourraient ouvrir qu'à la fin de l'été. Je ne partirai donc pas cette année!

Octobre 2021 : je fête mes 70 ans avec deux ans de retard. Alain et son épouse est de la partie et juste avant de nous quitter, il me demande si j'ai un projet de voyage. Bien sûr, en Avril/Mai prochains, mais rien n'est encore fixé.

En février ou Mars 2022, je reçois un SMS, non signé : "on part quand ? on va où ?"...Alain était de retour.On fixe la date de départ et le parcours : départ de Strasbourg ou de Mulhouse, direction Regensburg par le Rhin et le Danube, puis Prague, Pardubice, Olomouc, Ostrava, Cracovie, Budapest, lac Balaton, Zagreb, Ljubljana (transfert par tunnels ferroviaires à Villach, à Bad Gastein), Innsbruck, le lac de Constance et retour au point de départ.Il y a eu quelques changements en cours.

Finalement, on partira de Colmar le 22 Mai pour traverser la Forêt Noire : les deux premières étapes furent difficiles : beaucoup de transpiration pour atteindre Titisee, deux rayons cassés, des orages violents. Puis, le chemin le long du Danube jusque Regensburg. Pilsen, Prague. Prague/Olomouc : très vallonné ! très vallonnée aussi, le chemin pour rejoindre Cracovie

Que ne nous avait-on dit avant de partir ?  S'il y avait un pays où il ne fallait pas aller, c'était bien la Pologne, aussi près de l'Ukraine ! vous êtes un peu fous ! pas un seul exilé apparent dans cette ville où pourtant une foule déambulait dans le centre historique.

Alain avait des obligations professionnelles à respecter courant Juin, il nous a fallu raccourcir notre trajet vélo : on prend le train à Cracovie pour nous rendre à Budapest ou...une journée de repos. Moment fort d'émotion : nos voisines dans le wagon sont trois immigrées ukrainiennes, la grand mère, la fille et la petite fille. mais c'est grâce au serre-cheveux de la petite que je me rend compte de leur nationalité, car il est serti de deux papillons aux couleurs de l'Ukraine.

Rapide promenade à pied tôt le long du Danube et on repars en direction du lac Balaton : sa couleur est jolie mais ses abords sont pollués par de très nombreuses construction de villas alors encore vides. drôle de moment dans un hôtel où nous avons l'impression d'être constamment suivi pas l'hôtelier, sans doute un ancien apparatchick encore persuadé d'être utile à la police et la poche pleine de billets de banque, mais, finalement, beaucoup dans l'esbroufe et peu courageux!

Puis Zagreb et son centre ville riquiqui et des avenues interminables pour y parvenir, l'entrée en Slovénie. Quel écart entre la Croatie et la Slovénie ! cette dernière est propre, écolo comme sa capitale, très belle. A Ljuljana, on prend le train jusque Innsbrück. Reprise du vélo  jusque Donauworth, via  le lac de Constance. Puis train jusque Freiburg  et denière étape à vélo jusque Colmar. Nous sommes le 18 Juin et 3000 kilomètres à vélo.

 

jeudi 16 juillet 2020

LE TOUR DE LA BOURGOGNE
du 5 au 11 juillet 2020 750 km
les étapes :
-Decize - Cormery                       110km
-Cormery - Auxerre                     100km                  
- Auxerre -Nuits                           120km
-Nuits  - Châteauneuf en Auxois    90km
-Châteauneuf en Auxois - Dijon     60km
-Dijon - Santenay                            80km
-Santenay - Decize                       190km
Contrarié par la covid19 qui m'a obligé à reporter un projet plus ambitieux à travers l'Europe centrale (Mulhouse-Régensbourg-Prague-Cracovie-Budapest-Zagreb-Lubliana-Autriche-Mulhouse), j'ai contacté Alain, mon compagnon de route vers Tallinn et nous avons convenu de faire de ce tour de la Bourgogne par les canaux, une grande respiration, qui nous a fait quitter ce manque d'ambiance, ces contraintes et ces informations désespérantes.
Arrivés à Decize en voiture le samedi soir,le Dimanche matin, nous avons immédiatement emprunté le canal du Nivernais  qui, avec l'Yonne, nous a amenés jusque Migennes en un peu plus de deux étapes.Dès le 15ème km, loin de tout, un pneu du vélo d'Alain déjantait. C'est pas évident de trouver un pneu de rechange dans ces conditions...mais il a fini par en dénicher un chez un particulier, et tout ça avec en plus deux chambres à air ...à plat!
Juste avant Cormery, quinze ou seize écluses à la suite, voire un peu plus,  pour passer du seuil versant de la Loire à celui de la Seine. Cormery, 1500habitants et beaucoup de maisons vides ; Auxerre, très belle ville pleine d'histoire. Le chemin vers Migennes n'est pas très bon, après l'enrobé qu'on a pratiqué jusque là.
Le canal de Bourgogne prend le relais : on roule jusque Tonnerre, mais c'est midi et, après déjeuner, on prolonge l'étape jusque Ravières : c'est petit bourg qui se meurt, dixit ses habitants; il reste une petite boulangerie et une aussi petite épicerie, mais rien pour se loger, pas même un café pour se désaltérer. On trouve une maison d'hôte...en travaux, puis une seconde nettement plus luxueuse ; mais on y pique-nique. Le lendemain, le chemin  de halage est roulant et on s'arrêtera à Châteauneuf en Auxois : petit bourg magnifique en hauteur (500m)...avec son château et son Logis de France pour nous accueillir.
Dijon, petite étape et canicule : difficile de visiter le centre ville, sauf en longeant les murs à l'ombre : le magnifique palais des ducs de Bourgogne ( le téméraire, le bon et le sans peur...on retrouvera le hardi le lendemain) et la cathédrale Saint Bénigne.
Moments magiques que cette voie des vignes : Pommard, Volnay, Gevray-Chambertain, Vougeot, Aloxe-Corton, Vosne-Romanée, Puligny-Montrachet...tous ces noms de crus qui nous ont fait rêver en traversant ces petits bourgs éponymes...mais c'est dûr, car il faut rester sur le coteau et s'y maintenir pour éviter la grande route; mais le paysage est magnifique. On s'arrête à Santenay, visite du château du Hardi, avec une petite dégustation.
Dernière étape, direction Decize...mais c'est encore loin...presque 200 km; le paysage est nettement moins caractéristique : c'est très facile pour pédaler car c'est plat et on bénéficie d'un vent arrière très favorable pendant 120km le long du canal du Centre (Eurovélo6) jusque Digoin. La traversée de Monceau les mines est compliquée, cette municipalité écartant les vélos du centre ville. Les kilomètres qui nous séparent alors de Decize sonr moins avenants sur de petites route de campagne, vallonnées et contre-venteuses.
j'ai maintenant plus de 19000km en 7 voyages à vélo. 

lundi 29 juin 2020

ça y est, c'est maintenant fait : TRO2 est publié et l'éditeur en a profité pour republier TRO (qui était épuisé)
n'hésitez pas à le commander, via internet, aux "Editions Jacques Flament"